Dépression saisonnière, blues hivernal et traitement naturel par la lumière

Vidéo du Dr Claude Gronfier – Temps : 3.38 minutes

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Résumé de la vidéo

Dans ce témoignage, le Dr Gronfier nous explique comment combattre et soigner la dépression saisonnière (ou trouble affectif saisonnier) ou le blues hivernal avec la luminothérapie (photothérapie). La luminothérapie est un traitement naturel de première intention extrêmement efficace pour améliorer les symptômes de la dépression saisonnière et du blues hivernal. Le Dr Gronfier nous sensibilise sur les signes de la dépression saisonnière qui surviennent tous les ans en automne-hiver, quand les jours raccourcissent et que le temps est gris, et qui résultent d’un manque de lumière naturelle.

Transcription de la vidéo

La dépression saisonnière hivernale ou la forme atténuée qu’on appelle le blues de l’hiver doivent être traitées en première intention par la photothérapie. C’est une recommandation internationale qui date de 2005 et qui est encore malheureusement trop peu suivie en France contrairement en Suisse, au Canada ou aux Etats-Unis. Mais cela va progresser en France. La photothérapie doit être le traitement de première intention parce que toutes les études cliniques montrent que la luminothérapie lorsqu’elle est bien utilisée, au bon moment, à des niveaux de lumière appropriés, pendant une période suffisamment longue c’est à dire tous les jours pendant 30 minutes à 60 minutes, à une heure adaptée aux patients pendant 3 à 4 semaines dans certains cas, réduit les symptômes qui sont observés chez le dépressif saisonnier. On a observé aussi qu’on peut traiter d’autres dépressions que les dépressions saisonnières. Mais en particulier, la luminothérapie agit chez le dépressif saisonnier qui a cette dépression particulière qui survient en hiver et qui est récurrente. C’est à dire tous les ans en hiver, le dépressif saisonnier à l’approche des jours un peu plus courts, des mauvais jours, à partir du mois d’octobre va voir apparaître ses premiers symptômes qui sont :

  • évidemment une baisse de l’humeur
  • une instabilité de son humeur
  • une certaine appétence pour les aliments sucrés
  • une hyper somnolence

Chez ces patients, la situation est difficile à vivre. Ce n’est pas une situation qu’on peut éliminer, qu’on peut soigner comme ça d’un revers de la main. Il ne suffit pas de dire à un dépressif saisonnier « reprends-toi en main, tout va bien se passer ». Le dépressif saisonnier est quelqu’un qui est malade, qui souffre d’une pathologie qu’il faut prendre très au sérieux et la luminothérapie est une approche extrêmement efficace qui fonctionne dans 50 à 85 % des cas selon les études sérieuses qui ont été menées sur ce sujet. La luminothérapie doit être le traitement de première intention.

Evidemment, cela ne va pas marcher pour tous. Dans 15 – 40 % des cas, le traitement ne va pas conduire à une amélioration des symptômes et dans ces cas-là, il faudra réévaluer l’approche c’est à dire est- ce que le patient a été compliant. Il est plus compliqué de s’exposer à une lampe tous les jours pendant 30 minutes en particulier à 7 heures du matin pour ceux dont le traitement doit démarrer à 7 heures du matin, que de prendre une molécule à l’heure du réveil entre 9 h, 10 h et 12 h. Le traitement par luminothérapie est plus compliqué donc la compliance est quelque chose d’extrêmement important.

Dans un grand nombre de cas, le traitement n’est pas efficace parce que le patient n’est pas compliant. Il n’a pas suivi son traitement tous les jours donc la première approche est de vérifier la compliance. Ensuite, il faut vérifier si le traitement est bien suivi : est-ce que la lampe n’était pas trop loin ? Est-ce que la lampe n’était pas dans le dos ? Des choses très simples qui la plupart du temps vont permettre de conduire à une réponse positive au traitement. Et puis, dans un certain nombre de cas, la luminosité sera suffisante, le timing sera bon, l’heure d’administration sera la bonne, la durée sera la bonne, le patient sera très compliant mais on n’aura pas d’effets. On n’en connaît pas encore les raisons, s’agit-il d’une diminution de la sensibilité à la lumière, d’un trouble oculaire ? On ne s’est pas vraiment. Dans certains cas, cela ne fonctionnera pas comme on l’espère et là, il faudra évidemment opter pour une approche pharmacologique classique ou d’autres approches selon l’avis du médecin.

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