La luminothérapie utile même en été

Pourquoi utiliser la lumière thérapie en été ?

Parce que la période hivernale n’est pas la seule saison où la luminothérapie prouve son efficacité.

La luminothérapie est souvent associée à un traitement utilisé pendant les mois d’hiver pour compenser le manque de lumière naturelle, cependant, il y a des situations où la luminothérapie peut être bénéfique même pendant l’été.

7 raisons pour pratiquer la luminothérapie en été :

Indication

1. Le décalage horaire

Si vous voyagez dans un fuseau horaire différent, votre cycle de sommeil peut être perturbé. La luminothérapie peut aider à réajuster votre horloge interne en exposant vos yeux à une lumière vive aux moments appropriés, ce qui facilite l’adaptation à votre nouvel environnement.
2. Le travail en intérieur

Si vous travaillez principalement à l’intérieur pendant la journée et êtes exposé à une faible luminosité, que ce soit en raison de bureaux fermés, de rideaux tirés ou d’autres facteurs, vous pourriez ne pas recevoir suffisamment de lumière naturelle pour maintenir votre rythme circadien et votre bien-être général. La luminothérapie peut être utilisée pour compenser ce manque de lumière en été.

3. Les troubles et dérèglements du sommeil

Certaines personnes peuvent souffrir de troubles du sommeil, tels que l’insomnie ou des rythmes circadiens perturbés, même en été. Cela peut être dû à des changements de routine, à des horaires irréguliers ou à d’autres facteurs.

La luminothérapie peut ainsi être utilisée pour réguler les cycles de sommeil et aider à maintenir un rythme circadien sain, tout au long de l’année, indépendamment de la saison.

4. La mauvaise météo

Même en été, il peut y avoir des jours nuageux, pluvieux ou sombres où la lumière naturelle est limitée. La luminothérapie peut être utilisée pour compenser ce manque de luminosité et aider à maintenir un équilibre dans la régulation du sommeil, de l’humeur et de l’énergie.
5. L’énergie et la vitalité

La luminothérapie peut aider à stimuler l’énergie et à augmenter la vigilance. Si vous vous sentez fatigué, démotivé ou avez besoin d’un coup de pouce d’énergie supplémentaire, la luminothérapie peut être utilisée pour vous aider à retrouver votre vitalité, quel que soit le moment de l’année.
6. Les soins esthétiques et les problèmes de peau

La luminothérapie est une approche thérapeutique qui utilise la lumière pour traiter certains problèmes de santé, y compris les problèmes de peau. Elle est souvent utilisée pour traiter des affections telles que l’acné, le psoriasis et l’eczéma.

La luminothérapie peut également être utilisée comme un traitement esthétique pour améliorer l’apparence de la peau. Elle est souvent utilisée pour favoriser la régénération cellulaire, stimuler la production de collagène, réduire les rides et ridules, améliorer la texture de la peau et atténuer les taches pigmentaires. La lumière pulsée sera utilisée pour les épilations définitives.

7. La lutte contre la dyslexie

Dans le contexte de la dyslexie, la luminothérapie peut aider à réduire les symptômes de la dyslexie, tels que la fatigue oculaire, la sensibilité à la lumière, la confusion des lettres et des mots, et les problèmes de suivi visuel.
Luminothérapie contre les méfaits du réchauffement climatique et de la canicule

Luminothérapie, réchauffement climatique et canicule ?

Troubles du sommeil, santé mentale… Dans un monde à +1,5 °C, les risques pour la santé humaine vont s’accroître !

Face aux températures élevées, notre cerveau aussi est mis à rude épreuve et plus particulièrement l’hypothalamus.

Situé à la base du cerveau, cet organe contrôle certaines de nos fonctions vitales comme la faim, la soif, l’éveil, le sommeil ou encore la température corporelle et gère une partie de la production d’hormones. S’il est encore difficile de mesurer les conséquences du changement climatique sur notre horloge interne, certains impacts sont déjà visibles. Comme le temps et la qualité du sommeil qui se dégradent lors d’épisodes de canicule par exemple.

Une tendance qui pourrait s’accentuer selon une étude conduite par une équipe de chercheurs danois de l’université de Copenhague, publiée en mai 2022 dans la revue de One Earth*.

Entre 2015 et 2017, les chercheurs ont étudié le sommeil de 47 000 personnes, issues de 68 pays différents grâce à des bracelets de suivi de sommeil. Au total, plus de sept millions d’enregistrements de sommeil de nuit ont été réalisés. Une vaste base de données que l’équipe a corrélée avec les données météorologiques locales.

Ils ont ainsi pu constater que lorsque les températures étaient élevées dans la nuit, les humains dormaient moins longtemps. Ils s’endorment aussi plus tard car il est plus difficile de refroidir le corps, un processus nécessaire à l’endormissement, et se réveillent plus tôt.

D’après l’étude, dès 25 °C, la probabilité de dormir moins de sept heures est multipliée par 3,5. Or dans un monde qui se réchauffe de plus en plus, la dégradation du sommeil des humains risque de s’amplifier. Dans leurs projections, les chercheurs danois estiment que nous pourrions perdre de 50 à 58 heures de sommeil par an d’ici à 2099.

« Le sommeil est l’une des plus grandes causes de santé publique, assure Rémy Slama. Parce qu’un sommeil détérioré c’est un risque d’obésité accru, un risque de pathologie cardiovasculaire accru, un risque d’accident lié à des problèmes de concentration ou encore un risque de voir les interactions sociales et l’efficacité au travail perturbées. »

La santé mentale impactée

Au-delà de la santé physique, le changement climatique peut aussi avoir des impacts sur notre santé mentale. La hausse des températures augmente « le risque de décès par suicide », indique le chercheur de l’Inserm.

« Si on est certain de cet effet, les mécanismes ne sont pas encore très clairs », tient-il à préciser. Avant d’émettre toutefois une hypothèse pour expliquer ce phénomène : « Cela peut passer par les neurotransmetteurs comme la sérotonine dont les niveaux sont influencés par la température. Quand il fait chaud, on se rend compte qu’il y a une augmentation de l’agressivité y compris de l’agressivité vis-à-vis de soi-même. Cela peut donc entraîner un possible passage à l’acte pour les personnes qui présentent déjà des facteurs de risque. »

*Source : « La hausse des températures érode le sommeil humain à l’échelle mondiale » https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2590332222002093