L’alcool et le manque de lumière
Les statistiques sont éloquentes. L’alcoolisme est nettement plus élevé dans les pays où l’intensité lumineuse est faible. C’est notamment le cas des pays nordiques, où la consommation d’alcool est plus importante.
C’est en 1993 que des chercheurs ont découvert, de manière tout à fait fortuite, le lien entre la période de l’année où les journées sont plus courtes et une augmentation de la consommation d’alcool. Cette découverte a ouvert la voie à de nouvelles perspectives de traitement, comme la luminothérapie, en particulier pour les populations vivant dans des régions à faible ensoleillement.
Les études sur le sevrage alcoolique et la luminothérapie
Une étude parue dans le Journal of Clinical Psychiatry (1993) (Jul, 54.7, 260-2) démontre que la « noirceur » appelle l’alcool.
Sans facteur de stress ajouté, des rats soumis à une noirceur totale préfèrent boire de l’alcool que de l’eau. Dans ce même journal, l’auteur montre que la luminothérapie peut s’avérer très utile dans les sevrages alcooliques.
On peut remarquer que les rechutes dans l’alcoolisme sont plus fréquentes pendant la période automne-hiver. Spécialement pendant cette période, une séance matinale de luminothérapie administrée à ces patients les aidera à prévenir les rechutes.
Grâce à son impact positif sur le sommeil et sur sa qualité, l’usage de la lumière lors du processus de sevrage alcoolique pourrait se révéler être un excellent complément aux traitements classiques.